Nana-Yazawa world

Les sex pistols

le 09/06/2007 à 14h44

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Les Sex Pistols sont un groupe qui forgea plus sa légende sur la qualité de ses happenings et la provocation de ses textes que sur sa production musicale proprement dite. Un seul album en tout et pour tout suffira à créer la légende de ce groupe londonien qui, à sa manière, incarne à merveille toute la dichotomie du mouvement punk. Authentiques rebelles, les Sex Pistols n'en ont pas moins été de tout aussi authentiques produits marketing, créés de toutes pièces par un rusé et ambitieux manager qui sut anticiper le déferlante punk et en tirer des bénéfices.

Les Sex Pistols auraient-ils existés sans Malcolm McLaren ? Malcolm McLaren aurait-il existé sans les Sex Pistols ? Rien ne permet de l'affirmer... mais rien non plus ne permet de prétendre le contraire! Reste que ce Pygmalion du punk, alors compagnon de la créatrice Vivian Westwood, égérie du tout Londres, a été le véritable créateur des Sex Pistols, bien plus que les membres du groupe eux-mêmes. Au final, qu'un pur opportunisme commercial ait été à l'origine de la naissance des Sex Pistols n'a pas vraiment d'importance, tant la déferlante qu'ils engendrèrent dépassa très vite, et de loin, les ambitions les plus optimistes de leur créateur.

C'est dans la boutique de mode et de design de King's Road appartenant à Westwood et McLaren que germe l'idée des Sex Pistols. Clients réguliers de McLaren, Iggy Pop et Alice Cooper incarnent aux yeux de ce dernier l'image d'une rébellion peu inspirée. Le designer ne se reconnaît pas dans l'esprit de ces hard-rockers, bien trop sophistiqués pour incarner une réelle alternative musicale et politique au conformisme hippie des années 70. Admirateurs des Ramones, McLaren se sent plus proche de cette énergie à la fois créatrice et destructrice, véhiculée par la musique de Joey Ramone et c'est dans cette voie qu'il choisira s'engager.

La première rencontre avec les futurs membres du groupe viendra dès 1977 lorsque McLaren fait la connaissance du jeune guitariste d'un petit groupe de rock (The Swankels) : Steve Jones qui, à son tour présente le bassiste Glen Mattlock à l'opportuniste designer. Le batteur Paul Cook viendra bientôt rejoindre la petite troupe que McLaren baptise Sex Pistols, référence à sa propre boutique Sex, ce qui assurera à cette dernière une renommée non négligeable. Bien trop mauvais chanteur pour assurer le lead vocal des Sex Pistols, Jones est vite remplacé par la nouvelle trouvaille de McLaren, John Lydon (futur Johnny Rotten), un habitué de sa boutique. Dès les premières répétitions, des tensions apparaissent entre lui et les autres membres du groupe. Mais la rage qu'exprime Johnny Rotten devient d'autant plus crédible aux yeux de leur manager et le groupe ainsi formé continuera à fonctionner ainsi.

Piètres musiciens, les Sex Pistols commencent à se faire connaître par leurs provocations sur scène. Insultant indifféremment le public ou les groupes dont ils assurent la première partie, Johnny Rotten contribue à assurer une publicité tapageuse aux Sex Pistols, relayée efficacement par un McLaren plus businessman que jamais. Le groupe, en soi, reste médiocre, mais les happenings que constituent les concerts brassent de plus en plus de monde, attiré par l'esthétique proto-punk des musiciens et les débordements verbaux de Rotten. C'est avec la chanson « Anarchy In UK », en 1978 que les Sex Pistols gagnent leurs premiers galons de provocateurs institutionnels. Le titre fait frémir les garants des bonnes mœurs, le nom des Sex Pistols est sur toutes les lèvres et McLaren se frotte les mains car le premier album du groupe, Never Mind The Bollocks, sorti en 1977, s'arrache au-delà de toutes ses espérances, d'autant qu'une censure bienvenue viendra contribuer à son succès.

Mais, en interne, les relations entre les membres du groupe se dégradent. Fatigué de Rotten, Matlock décide de s'en aller et claque la porte. Devant le risque de voir les Sex Pistols disparaître un an à peine après leur formation, McLaren use de toute sa diplomatie pour persuader Cook et Jones de rester malgré tout et choisit le colocataire de Rotten, John Simon Ritchie, junkie notoire et violent, surnommé Sid Vicious par Johnny Rotten. Bassiste médiocre, Vicious apprend sur le tas grâce à un jeune musicien, Lemmy Kilmister, futur leader de Motörhead. Mais très vite Vicious se révèle meilleur chanteur que Rotten, et ses prestations scéniques obtiennent l'adhésion du public. On se souviendra notamment de son interprétation sauvage de « God Save The Queen », faisant de ce titre la chanson la plus connue du groupe. La vie dissolue de Vicious ainsi que son charisme déplaisent de plus en plus à Rotten, d'autant qu'après un départ en fanfare, les ventes de Never Mind The Bollocks se tassent. En 1978, Rotten décide finalement de quitter le groupe pour se consacrer à sa propre formation, Public Image Limited, au sein de laquelle il pousse l'ironie jusqu'à se produire en costume et cravate pour protester contre la récupération du mouvement punk par les magazines de mode.

Décontenancé par le départ de Johnny Rotten, le groupe se recentre autour de Sid Vicious qui s'impose comme le nouveau leader charismatique des Sex Pistols. Le groupe multiplie les concerts et les tournées et Vicious accumule les provocations, ce qui n'est pas pour déplaire à son public. Mais tout cela prend fin le 11 octobre 1978, lorsque Sid Vicious est retrouvé endormi à côté du cadavre de sa compagne, Nancy Spungen. Accusé du meurtre, il devra mettre fin à sa carrière et les Sex Pistols ne s'en remettront jamais vraiment, d'autant que Vicious, relâché sous caution, meurt le 2 février 1979 à New York, âgé d'à peine 21 ans, d'une overdose.

Le groupe ne survivra pas à la mort de Sid Vicious et disparaîtra peu de temps après, chacun des membres s'investissant dans ses projets personnels. Cependant, les Sex Pistols se reformeront occasionnellement pour assurer la promotion d'une compilation, d'un live ou d'une anthologie, avec un succès qui s'amoindrira progressivement mais sûrement. Ainsi, leur dernière tournée européenne, en 1996 sera un flop quasi complet, n'attirant que quelques nostalgiques et autres jeunes curieux. Entre-temps, d'autres groupes, comme The Clash, The Dead Kennedys ou Exploited ont repris le flambeau du punk, genre qui s'essoufflera dans les années 90.

Les Sex Pistols n'auront, au final, existé réellement que deux ans et, durant ce laps de temps, n'auront produit qu'un seul album. Pourtant, ce qui, dans le cas d'un autre groupe aurait pu être un échec, fut, pour les Sex Pistols le ciment de leur légende. Une légende qui, cependant, fut étroitement liée à la vie (et la mort) de Sid Vicious, véritable symbole de la vague punk.

Cet article est tiré du site :
http://www.music-story.net/ et de Benjamin d'Alguerre.

Les cocktails Nana

le 09/06/2007 à 14h45

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Le bar & club Ibiza de Seitani à Yokohama a créé deux cocktails spécialement dédiés à notre manga préféré en 2004 à l'occasion de la sortie du tome 10 de Nana. Cela faisait longtemps que je voulais vous faire un article à ce sujet, mais comme la recette du cocktail est tenue secrète, j'hésitais. Mais il y a quelques semaines, j'ai trouvé sur le super site : http://www.1001cocktails.com/, la recette de deux cocktails au nom plus qu'évoquateur ! Alors je décide de vous en faire profiter et d'illustrer mon article avec des photos des vrais cocktails ibiza "Hachi" (Hati sur le site !) et "Nana".

Mais tout d'abord un petit rappel sur le bar & club Ibiza : après avoir cherché sur le net, j'ai trouvé le site officiel et même le trajet pour s'y rendre ! Alors pour les plus chanceux d'entre vous qui pourraient y aller un jour, voici le chemin : le bar & club Ibiza se trouve à Yokohama, à deux minutes à pied de la station de métro de Sotetsu et Seya. Il faut prendre la sortie Minaguti, puis le croisement Misudo, puis à gauche et passer près du centre commercial et du pont de Ginkgo. Le bar & club Ibiza est juste à côté !

Une fois arrivé, vous pourrez admirer la déco rétro de ce bar & club qui organise souvent des soirées à thème, et goûter à ses nombreux cocktails dont les prix tournent autour de 5 € (ce qui n'est pas très cher comparé à chez nous !) Mais ce qui nous intéresse, c'est surtout le menu spécial "Hachi" et "Nana" ! Eh bien vous serez ravis d'apprendre qu'il existe un tarif spécial à 16 € environ, pour lequel vous pourrez goûter à la fois au cocktail "Nana" dont le verre est décoré d'un pendentif avec le cadenas de Ren, du cocktail "Hati" décoré avec des perles, et du fameux gateau de Hachi aux fraises et à l'effigie de Blast !! J'en ai l'eau à la bouche rien que d'y penser !



Enfin, comme promis, je vous retranscris les recettes que j'ai trouvé sur
http://www.1001cocktails.com/ en vous rappelant bien entendu que ces recettes appartiennent à leurs créateurs et que vous n'avez pas le droit de vous les approprier ou pis encore, de les vendre !!!

Le cocktail Manganana :

Ingrédients:

- 1 mangue
- 25 grammes d' ananas
- 25 cl de jus d'oranges
- 25 cl de yogourt
- 1 cuillère a café de miel


Préparez la recette du cocktail Manganana pour 1 personne au mixer :
- Pelez-les fruits et coupez-les en morceaux.
- Mettez tous les ingrédients dans le mixer avec des glaçons.
- Bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une purée liquide puis servez frais dans un grand verre.

Le cocktail Belle Nana :

Ingrédients:

- 1 cl de sirop de fraises
- 1 cl de liqueur de coco et rhum (malibu)
- 2 cl de nectar d'ananas
- 2 cl de nectar de bananes
- 4 cl de gin

Préparez la recette du cocktail Belle Nana pour 1 personne au shaker :
- Versez les ingrédients dans le shaker.
- Remuez et servez dans un grand verre avec quelques glaçons.
- Décorez d'un morceau d'ananas.


Eh voilà ! Régalez-vous bien et n'oubliez pas qu'il faut consommer les boissons alcoolisées avec modération et biensûr qu'il faut avoir plus de 18 ans ! ^_^
 

Vivien Westwood

le 09/06/2007 à 14h45

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- Née le 8 avril 1941 à Glossop

- Vit et travaille à Londres

- Premier défilé en 1981


Vivienne Westwood fait partie des créateurs inclassables. Humour et féminité, sa mode originale et provocante s'adresse à des femmes libres et extraverties. Toutes celles pour qui, classicisme et évidence riment avec ennui. Titre de gloire, elle a été faite officier de l'Empire Britannique par la reine Elisabeth II.

Ses couleurs favorites :
"J'adore le rouge, il est présent dans chacune de mes collections. C'est une couleur vibrante et passionnée, elle donne le ton. J'ai aussi une prédilection pour un rose particulier que j'appelle «Boudoir». C'est une couleur à la fois très anglaise, féminine et raffinée. Je l'utilise dans toutes mes créations : mon parfum, les modèles hommes et femmes, les accessoires."

Sa silhouette idéale :
"Le pantalon d'homme style baggy porté nonchalamment avec un corset en cotonnade imprimée. J'aime cette cohabitation du masculin et du féminin."

Sa saison préférée.
"L'automne car c'est à la fois un début et une fin. C'est une saison mélancolique, celle des poètes par excellence."

Cet article est tiré du site :
http://www.vogue.fr/

Je ne suis pas un ange !

le 09/06/2007 à 14h47

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"Je ne suis pas un ange", en version originale : "Tenshi nanka ja nai" :

cette histoire de Aï Yazawa que nous venons de découvrir en France est en fait un manga qu'elle a écrit avant Gokinjo. On s'en aperçoit très vite lorsque l'on regarde les graphismes qui sont moins évolués que ceux des oeuvres suivantes. Néanmoins on retrouve déjà l'humour et le talent de comteuse de notre mangaka adorée !

Voici donc Midori Saejima, une jeune fille douce et passionnée de dessin, qui vient d'intégrer un tout nouveau lycée : Hijiri. Pour le moment il n'y a que des secondes puisque le lycée est tout neuf et tout beau. Les élèves décident de donner vie à leur établissement et donc d'organiser tout d'abord les élections du conseil étudiant. Midori qui est très populaire grâce à sa gentillesse et son enthousiasme, est inscrite d'office par ses amies à l'élection. Au début, celle-ci est désapointée mais rapidement elle change d'avis lorsqu'elle aperçoit le garçon dont elle est amoureuse, Akira Sûdo, qui se présente lui aussi à l'élection ! Malheureusement, après un super discours, Midori se prend les pieds dans le fil du micro et s'écroule sur scène, montrant à tout le monde sa petite culotte ! Désespérée elle tente de s'enfuir mais Akira la rattrape et lui permet de ne pas perdre la face en détournant l'attention des élèves sur lui. Quelques jours plus tard, Midori est élue vice-présidente du conseil tandis qu'Akira en est le président ! Voilà comment elle pourra au fur et à mesure de l'histoire, apprendre à connaître ce garçon mystérieux terriblement sexy qu'est Akira. Elle sera entourée par d'autres personnages secondaires mais tout aussi attachants. On suivra leurs aventures tout au long d'un semestre durant lequel le comité étudiant devrai organiser des super fêtes afin de donner vie à leur lycée.

Cependant, un mystère entoure Akira. Midori trouve un jour un cadeau dans son sac, destiné à une certaine "Hiroko" ! C'est alors qu'elle découvre que la petite soeur de Akira s'appelle justement Hiroko. Mais après quelques temps, Midori apprend également que son professeur de dessin, qu'elle considère comme une amie, se nomme également Hiroko et qu'elle a connu Akira quelques années auparavant ! Akira lui révèlera-t-il la vérité et leur relation en sera-t-elle boulversée ?

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Gokinjo

le 09/06/2007 à 14h48

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Après le succès de "Nana", les éditions Delcourt en ont profité pour sortir une oeuvre antérieure de Ai Yazawa, inconnue en France et pourtant très populaire au Japon : "Gokinjo, une vie de quartier".

Voici l'histoire de Mikako Kôda et Tsutomu Yamaguchi, deux lycéens qui sont à la fois voisins et amis d'enfance depuis le berceau.
Mikako vit seule avec sa mère, mangaka et un peu folle, depuis que son père les a quitté. Tsutomu quant à lui, vit avec ses deux parents, et a énormément de succès auprès des filles car il ressemble comme deux gouttes d'eau à une grande idole des jeunes filles.

Pourtant, Mikako ne comprend pas ce que les filles trouvent à Yamaguchikun qu'elle surnomme "le singe" et avec qui elle se chamaille souvent. Tous les deux suivent des cours dans une académie artistique nommée Yazawa (on se demande pourquoi ! ^_^), Mikako rêvant de devenir une grande styliste, et Tsutomu étudiant le graphisme.

Ils sont entourés d'amis tous un peu farfelus comme Yûsuke le tombeur, Risa la junky, et surtout Mariko la co-girl du lycée. Tout va basculer lorsque cette dernière va jeté son dévolu sur le pauvre et innocent Tsutomu. Mikako va soudain comprendre que les sentiments qu'elle porte à son "ami d'enfance" sont peut-être plus profonds qu'elle ne pensait jusqu'alors. Heureusement, leurs amis vont aider les deux jeunes gens à ouvrir leur coeur l'un à l'autre.

Parallèlement aux histoires de coeur, le grand projet de la bande est de se faire connaître afin de pouvoir vivre de la passion qui les anime : les arts. Ils vont donc se lancer dans l'organisation d'un "flea market", une sorte de brocante, durant laquelle ils pourront vendre leurs oeuvres. Des peluches aux mini-jupes, en passant par des jeux vidéos ou des portraits, voilà donc des jeunes gens ambitieux et travailleurs qui vont tout faire pour développer leur projet afin d'entrer dans la vie active.

Ce manga aurait pu être simplement un shojo de plus sur les étagères des librairies. Mais le talent d'Ai Yazawa a fait toute la différence. Outre son style graphique particulier mais qu'on adore, les vêtements kitchissimes qu'on retrouve dans chacun de ses mangas, Ai a créé une histoire très réaliste, dans laquelle chaque personnage est remplit de contrastes ce qui les rend tous plus attachants les uns que les autres. De plus, comme à son habitude, la mangaka insère constamment des notes d'humour géniales, dont les meilleures sont celles où les personnages se mettent à parler au lecteur. En s'empêchant de se prendre au sérieux, Ai est devenue grâce à ce manga, un auteur à succès, puisqu'une série télévisée a rapidement suivit le manga Gokinjo. Enfin, précisons que le manga se poursuivra dans "Paradise Kiss" dans lequel nous allons retrouver certains personnages de Gokinjo qui ont grandit.

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Paradise Kiss

le 09/06/2007 à 14h49

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Ce nouveau manga paru récemment aux éditions Kana, raconte l'histoire de Yukari, surnommée aussi Caroline. C'est une lycéenne de 17 ans, dont l'unique but dans la vie est de passer des concours afin de pouvoir accéder à une des meilleures universités du Japon. Depuis son plus jeune âge, Yukari a été endoctrinée par sa mère, afin d'être une élève modèle.

Elle fait d'ailleurs partie d'un lycée extrêmement réputé, et elle est très fière d'en porter l'uniforme, qui lui va très bien car Yukari est une grande brune superbe dont tout le monde admire la beauté. Mais elle est également une jeune fille très prude, renfermée, qui a peu d'amis. Elle est amoureuse du meilleur élève de sa classe, qui se nomme Hiroyuki Tokumori, mais ce dernier n'a d'yeux que pour son amie d'enfance, la petite Miwako.

La vie de Yukari va basculer le jour où son chemin va croiser celui d'une bande de jeunes stylistes issues de la Yaza-gaku, dite "yaz'art", la plus grande école artistique du Japon. Ceux-ci demandent à Yukari de devenir leur modèle pour le grand défilé qui aura lieu au mois de Novembre dans leur lycée. Au début, Yukari qui est plutôt du genre hautaine, refuse catégoriquement, mais bientôt elle va tomber amoureuse du chef de la bande, un certain Jôji Koizumi, dis Georges, beau, grand et doté d'un égo démesuré.

Ce dernier va faire tourner la tête de la jeune fille qui va oublier toutes les règles que sa mère lui avait apprises depuis toujours, afin de le suivre. Elle va quitter le lycée, abandonner les concours, et apprendre petit à petit à s'ouvrir aux autres.

Toute la bande va l'accueillir et l'aider à devenir adulte et à se débrouiller dans la vie active. Isabella, un travesti qui joue les confidents pour ses amis, Arashi, qui va l'héberger chez lui, et surtout Miwako, une jeune fille adorable et très compréhensive, qui va devenir la meilleure amie de Yukari.

Elle l'aidera également à trouver son premier emploi : celui de mannequin pour sa grande soeur, la célèbre styliste de Happy Berry, Mikako Koda. Non, non, ce n'est pas une erreur, vous avez bien lu, il s'agit bien de Mikako de "Gokinjo" qui a grandit et a maintenant 30 ans et une petite fille avec Tsutomu qui lui est photographe !! ^_^ . Miwako, qui ressemble à sa soeur comme deux gouttes d'eau, habite avec elle, et vit un amour passioné avec son voisin et ami d'enfance : Arashi (déjà vu non ?? ^_^). Ainsi, grâce aux deux soeurs Koda, Yukari va entrer dans le monde de la mode, et trouver un nouvel équilibre dans sa vie. De plus, elle va découvrir l'amour grâce à Georges, mais leur relation sera constamment perturbée par de nombreux conflits entre les deux jeunes car ils sont tous deux très orgueilleux, colériques et passionés, ce qui rend leur relation souvent "électrisante".

Cette nouvelle histoire dans le monde de la mode rappelle bien entendu Gokinjo, mais les sujets abordés le sont de manière beaucoup plus mâture, comme dans Nana. Le fait de retrouver les personnages de Gokinjo à l'âge adulte, ainsi que leurs enfants ( Arashi est le fils de Risa par exemple), donne de la profondeur à ce manga. Ici c'est la pression pesant sur les jeunes japonais, leurs relations avec leurs parents trop souvent absents, et bien entendu l'Amour, qui sont mis en avant. L'humour de Ai Yazawa, les dessins toujours aussi particuliers, les décors et vêtements super kitchs permettent à ce manga d'être aussi attachant que les oeuvres précédentes du même auteur. A noter que Kana a fait une superbe édition de ce manga, dans un format original, et dont on appréciera la première page sur papier transparent avec une création de Para'Kiss différente à chaque volume.

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La mode Happy Berry

le 09/06/2007 à 14h50

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Pour les fans de Nana qui auraient décidé de lire Gokinjo afin approfondir leur connaissance de Yazawa, le contraste entre la mode "Westwood" et la marque Happy Berry (H.P) peut surprendre voire déplaire ! Et pourtant, si on reprend les choses dans l'ordre, il faut savoir que H.P est née de l'imagination de notre petite Mikako (et de Yazawa ) bien avant nos deux Nanas préférées. Donc, petit retour en arrière...

La marque Happy Berry est donc une création de l'héroïne de Gokinjo, Mikako Kôda. Si au début de l'histoire, Mikako a du mal à finir une tenue, et que son professeur lui reproche souvent de bacler les finitions, tout le monde à l'école Yaz'art sait que Mikako est une future créatrice de talent.
Mais à force de persévérance, et grâce au succès du fléamarket de Akindo, Mikako va développer son talent et multiplier les modèles, jusqu'à obtenir le 1er prix du défilé des dernières années, qui lui permettra d'obtenir une bourse pour partir étudier à Londres.
On la retrouvera quelques années après dans Paradise Kiss, devenue enfin une créatrice confirmée, multipliant les défilés et ouvrant de nombreuses boutiques estampées de sa marque devenue célèbre : Happy Berry. Yukari deviendra l'une de ses modèles attitrées.

Mais en quoi consiste exactement la mode H.P ? N'oublions pas qu'avant tout, il s'agissait pour Yazawa de toucher un public de lectrices collégiennes ou lycéennes. Il fallait donc que les tenues réalisées par Mikako correspondent au goût "fleur bleue" de ces jeunes filles. C'est pourquoi, le meilleur qualificatif que nous pourrions employer pour définir H.P. serait "kawaï", soit "mignon" en japonais.
La première caractéristique de cette marque est que les couleurs sont choisies dans des tons vifs, avec une préférence pour le rose. Les couleurs chaudes sont privilégiées, et tranchent avec des touches de vert anis ou de bleu appliquées par-ci, par-là sur les accessoires et autres rubans.

J'en arrive par là à la deuxième caractéristique de la marque : le nombre impressionant de "froufous" de toutes sortes. Mikako (Yazawa) multiplie les noeuds, rubans, fleurs et petits coeurs de toutes tailles et formes, pour rendre les tenues "kitchissimes" au possible.
Cependant, on est loin de retrouver chez H.P le style "CCSakura" de CLAMP. Car la marque de Mikako n'est pas destinée à des petites filles "poupées". Les mini-jupes, débardeurs laissant apparaître le nombril et autres shorts hyper sexys font que cette marque se destine plutôt à des jeunes filles branchées, qui veulent garder un style enfantin tout en jouant les lolitas qui n'ont pas froid aux yeux.

Il faut ajouter à tout ça de nombreux accessoires qui vont des talons compensés style "sixties", aux sacs à l'effigie de la marque, en passant par les peluches de "François" & co, dessinés par Pî-chan et qui sont indissociables des vêtements de Mikako.
La touche finale est la coiffure stylisée, couettes en tous genres, mêches teintées de couleurs flashys ou coupe affro sont de rigueur pour s'assortir à la tenue H.P.

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En résumé, si vous avez bien suivi, c'est que Happy Berry est une marque destinée aux filles un peu immatures, dévergondées, et qui ne veulent pas passer inaperçues ! (J'adooore)

Précisons pour finir que même si H.P est mis en valeur tout au long du manga, la préférence de Yazawa pour la mode punk apparaît déjà à travers les personnages de Risa et Jirô.
 

La mode Parakiss

le 09/06/2007 à 14h51

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Parallèlement à Nana, Yazawa nous a donc imaginé la suite de Gokinjo et des aventures des élèves de la Yaz'art. Mais cette fois-ci, notre petit groupe est dirigé par un jeune créateur, Georges. C'est lui qui imagine les modèles qui seront ensuite réalisés par son équipe. Et encore une fois, l'originalité est de mise ! Mais rien à voir avec du "Happy Berry" ou du "Vivienne Westwood" ! Le public visé par Yazawa est un peu plus "mature" que celui de Gokinjo, alors oubliez les petits coeurs et les peluches. Mais la couverture du manga nous annonce la couleur : Parakiss est un manga et un style vestimentaire "chiquissime" avant tout.

Le premier mot que j'utiliserais pour définir Parakiss, c'est "classieux". En effet, Georges étant issu par son père d'un milieu particulièrement aisé, il a pour habitude de créer des modèles très chics, et d'utiliser des tissus et des matières précieuses comme la fourrure, le velour etc...au grand damn de son équipe qui doit dépenser des fortunes pour recréer ses modèles.
Contrairement à Happy Berry, ce n'est pas sur les couleurs que Georges va jouer l'originalité. Outre une nette préférence pour le bleu, dans l'ensemble on retrouve plutôt des tons sobres, toujours en accord avec l'idée générale de la marque : le chic avant tout.
Ce qui fait l'originalité de la marque, ce sont avant tout les accessoires. Lorsqu'on regarde des images de Parakiss, on remarque immédiatement deux éléments incontournables du style de georges, qui sont le chapeau pour les hommes ou les femmes, et la fleur dans les cheveux qui apparaît dans quasiment toutes les tenues de Yukari et Miwako. Cette manière de faire rappelle elle-aussi le style chic, voire un peu démodé de la mode "d'antan" du siècle précédent.

Tandis que Nana remet au goût du jour la mode punk des années 80, et que Gokinjo revisite l'époque des "sixties", Georges quant à lui préfère remonter encore plus loin dans le temps en s'inspirant des modèles des années 1920, dites "les années folles". Les accessoires sont donc très importants pour le style "Parakiss". C'est pourquoi des colliers de perle n'en finissent plus de s'enrouler autour du cou et des cheveux de la jolie Yukari.

Les foulards sont également très présents, toujours dans des tons clairs. Autour du cou, ils remplacent la cravate, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, et sont maintenus par des broches magnifiques. Vous l'avez compris, le style Parakiss, c'est avant tout une mode "précieuse", avec beaucoup de tissus, de volants, et de bijoux qui ornent les vêtements.

Mais à force de rajouter des décorations, tissus, fleurs etc...Parakiss se rapproche de la mode de Happy Berry, et devienne kitsh au possible lors du défilé final de l'école. En effet, la robe de Yukari, ornée de dentelles, de perles et de fleurs est certes magnifique, mais également très chargée ! Amateurs d'une garde robe sobre, s'abstenir ... Car Parakiss est une marque réellement féérique ! C'est ce qui va empêcher Georges de remporter le 1er prix du défilé, mais c'est également ce qui fera son succès. Comme tous les grands couturiers, ses vêtements sont "importables" mais font rêver toutes les femmes, car ses robes rappellent absolument les princesses de contes de fée et Georges a tout du prince charmant !

Si vous voulez voir plus d'images de "Parakiss"
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Sortie du tome 16

le 09/06/2007 à 14h52

Le tome 16 de Nana est ENFIN là après quelques jours de retard. Au programme, des révélations sur Misato et un bonus sur le passé de Nobuo.
Autre nouvelle : Olivia alias Reira sera bien à la Japan Expo les 6 et 7 Juillet 2007 !

Trapnest en concert à Paris

le 09/06/2007 à 14h52
Pour tous les fans de Trapnest et de Reira, voici une super info ! Elle sera en concert à PARIS !! le 6 Juillet !! dans la salle La Loco. Elle chantera biensûr des chansons de Nana ainsi que celles de son nouvel album aux influences plutôt métal / indus. Le prix des places tourne autour de 35 €

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